Sauvez Willy

8 12 2007

Martine à la ferme, Martine fait des tartes chez grand-mère, Martine en réunion Tupperware, Martine est ses sextoys… Vous avez adoré? Alors vous allez kiffer grave les nouvelles aventures de votre Reine : La Reine à la piscine Municipale !
Après avoir lâchement abandonné la salle de sport, j’ai décidé de prendre une bonne résolution avant-premier-janvier : aller à la piscine plusieurs fois par semaine.
Oui mais voilà, comme toute Reine qui se respecte, j’ai tenté, en vain, de louer (voire d’acheter) une piscine pour mes séances privées de natation. Hélas, je me suis retrouvé nageant, barbotant, évoluant en eaux troubles de la piscine municipale… Je dois avouer que ce qui me gêne le plus dans cette expression c’est le mot municipale, synonyme pour moi de cheveux dans les douches, poils et autres matières disposés tels les cailloux du Petit Poucet pour retrouver le chemin des vestiaires…
Courage, nageons ! Et bien non. Car, voyez-vous, ce genre d’endroit ressemble à s’y méprendre au Marineland d’Antibes où évoluent des Sauvez Willy en maillot 36 quand du 52 serait, au minimum, nécessaire, des j’me-la-pète-grave-en-slip-moulant-à-la-Popov mais qui en réalité nagent à la manière des Jean Lefebvre et Pierre Mondy dans la Septième Compagnie (”Il nage bien le chef”!!!!)…
La seule chose qui me motive c’est d’avoir en ligne d’horizon, surplombant le bassin du haut de son perchoir, le Maitre-nageur-sauveteur (un seul homme pour tout ça?…).





Un casier, un cadenas, une clef

30 07 2007

Le sanctuaire est proche. Déjà le vombrissement sourd de la foule se fait entendre, progressivement l’atmosphère change de note. La transition entre l’odeur du diffuseur de parfum d’ambiance bon marché de l’accueil et les fragrances nettement plus mâles du vestiaire s’opère comme par magie. De la magie noire.
J’accède alors au vestiaire dans un ralenti inconscient. Premiers rires gras. Premiers “hé gros comment qu’c'est?”. Pas de doute j’y suis. J’y reste? Je reste.
Parsemer quelques “Bonjour” sans réponse, me frayer un passage au milieu de cette foule hétéroclite dont le seul dénominateur commun est le genre : masculin. J’avoue que pendant un instant l’idée de prendre mes jambes à mon coup et de m’enfuir en direction du vestiaire féminin m’a traversé. Sauf qu’il n’était plus temps de fuir mais bien de trouver un casier pour y ranger mon (petit) nécessaire sportif (deux sacs de sport en toute modestie). J’allais en intercepter un lorsqu’un sportif averti m’a fait comprendre qu’il l’avait réservé, certes de loin, mais réservé quand même. Sur le coup, frappé par cet argument improbable, je me suis exécuté et me suis remis en quête d’un autre casier.
Première étape franchi, il faut maintenant quitter ses vêtements de ville et revêtir une tenue adéquate. Et là, deuxième échec. Deux échecs en l’espace de cinq minutes. Jamais dans toute ma scolarité je n’avais accumulé un tel palmarès ! Contrairement à d’autres qui n’hésitent pas à poser en tenue d’adam, j’avais opté pour un procédé plus conventionnel et respectueux des fantasmes des autres : la cabine. A peine mis un orteil à l’intérieur, les bras chargés du short, du T-shirt en “microfibre antitranspirant et hypoallergénique vintage” et de la paire de basket, une voix semblant venue d’outre-tombe m’interpelle. “Va-y t’as pas vu que c’était occupé?” (in extenso, promis, juré !). Regardant cet individu d’abord, vérifiant ensuite : “Heu non, apparemment c’est libre”. Erreur. Un gel douche discount à moitié vide gisant au sol aurait du me mettre la puce à l’oreille. Mon intellect non aguerri aurait dû scruter le sol et ne pas déduire “Tiens quelqu’un a oublié son gel douche” mais bien se dire “Ah merde c’est occupé !”. A cet instant précis j’ai pensé que le QI était inversement proportionnel à la taille des biceps.
Tout de Dior sporstwear vêtu, je suis prêt à affronter la salle des machine… J’allais oublier de fermer mon casier à l’aide de mon cadenas et de sa clef…





Once upon a time…

10 07 2007

J’en reviens. Cela fera bientôt quatre mois que je me sacrifie à ce rituel.
Je n’en reviens toujours pas. Être arrivé à me discipliner à ce point.
Once upon a time, une Reine qui s’inscrivit dans une salle de sport. Non, vous ne rêvez pas! Frottez-vous les yeux, pincez-vous la fesse droite, confirmez en pinçant la fesse gauche. Rien n’y fera. Je suis inscrit dans un club ; ça fait classe un club! “Tu fais quoi après le taff?” “Je file au club“…
Ils sont forts les côôôôôaaaaachs du club, ils ont réussi à me vendre de la douleur! A peine glissé un orteil à l’intérieur du Saint-Siège l’architecture intérieure vous conditionne : “Vous voyez les éphèbes secs et musclés, huilés et UVisés? Vous les voyez bien? Tant mieux car vous ne leur ressemblez pas du tout! Et pourquoi mon pauvre Monsieur? Parce que vous ne faites pas encore partie du club!” CQFD
Autre astuce marketing, vous êtes reçus par le côôôôôaaaaach le plus en vue du club, histoire de vous démontrer que souscrire à la formule d’abonnement c’est contracter une assurance “2BC” (Beau Corps, Beau Cul).
J’écris bien LA formule. Vous n’êtes pas là pour choisir, ici on s’occupe de tout! Donc pour Monsieur ça sera une formule “Pass Millenium Liberté”… Comprendra qui pourra. Pour moi ça signifie seulement que grâce à mon RIB mon compte sera débité chaque mois de bip euros… Peut-être ai-je trop d’années post-bac?
Qu’importe, en plus de temps qu’il n’en faut pour qu’une blonde puisse faire l’inventaire de ses neurones et défragmenter son intelligence artificielle, la seule idée (fantasmagorique, utopique) de pouvoir un jour être agrafé sur les murs du club vous convainc.
Aussitôt dit, aussitôt signé vous vous retrouvez au vestiaire…